15/09/2005

Retour d’été, part 2 : Eloge de la digression.

Chaque été, c’est la même chose : de plus en plus de choses à faire, et plus vraiment le temps de les faire toutes.

 

Du temps, c’est pourtant bien ce que demande, et surtout propose, le dernier GTA. Du temps à perdre, c’est là le tout-venant des routes de San Andreas. Certes, il y a un scénario, plutôt bien balancé, et des missions à accomplir, pour la plupart alléchantes. Mais partout, tout le temps, le jeu offre de plus ou moins légers tours et détours. Entre la petite partie de billard dans le troquet du coin, la radio dont certains titres poussent à prolonger la ballade, la drague, les « spots » à cascades et des « moves » à tester, tout est prétexte à la digression, la joyeuse glandouille.

 

Je l’ai déjà dit, l’une des choses qui me fait continuer à aimer le jeu vidéo c’est, plus que la performance (autant le dire, je suis nul), le temps mort, le « rab’ » sur l’économie narrative du jeu. La grandeur de Rockstar avec sa série – et celle là est sans peine la plus belle itération – c’est d’avoir su institutionnaliser le temps mort, d’avoir ouvert son jeu à cette possibilité…

 

Le jour ou la baudruche du « gameplay émergeant » se sera bien dégonflée, on se souviendra que c’est ça l’art du jeu vidéo : un art du temps. Peut-être moins visuel qu’on ne le croit.



20:27 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... Un peu comme moi, le spécialiste du niveau "minime tendance coquille d'oeuf" des jeux vidéos! :))

Écrit par : aldagor | 16/09/2005

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