20/06/2005

La tombe est ouverte ?

Tout récemment, un concept que j’avais fini par enterrer dans mon souvenir, a salement refait surface : la mort du cinéma. Vieux concept, pourtant, qui remonte au début désenchanté des années ’80.

 

C’est en sortant de la projection du dernier Star Wars que l’idée est (re)venue, presque d’elle-même. Voir ces acteurs évoluer pataudement dans un monde qui n’est déjà plus le leur, chercher pathétiquement leurs marques, flotter dans une image qui, clairement, ne veut plus d’eux (il suffit de se souvenir des interviews de Lucas à Cannes : « Je veux faire des films avec des sons et des couleurs »), voir ce monde où l’humain n’est plus désiré, ne fût-ce que comme acteur, m’a donné des idées endeuillées.

 

Lucas a bien transformé l’industrie du cinéma en profondeur, mais pas dans le sens dont il le rêvait avec ses copains les « movie brats ». Lui qui rêvait de d’arracher l’industrie des mains des producteurs pour la rendre aux auteurs n’a fait qu’ouvrir la porte aux trusts commerciaux (la 1e trilogie et l’invention du merchandising). Aujourd’hui, lui qui espérait tirer le cinéma vers l’art abstrait n’a fait que le plonger un peu plus dans le bain du tout-audiovisuel en l’offrant aux marchands de tuyaux (la 2e trilogie et sa sur-digitalisation, qui sera bientôt prolongée jusqu’aux techniques de diffusion).

 

Il faut prendre plus au sérieux que je ne le pensais au départ la portée autobiographique de cette trilogie : celle d’un homme qui s’offre aux forces du Mal en croyant toujours servir le Bien…



12:20 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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