12/08/2004

Vestige de l'amour

L'autre jour, la petite amie d'un ami, de passage dans mon modeste chez-moi, me sort la chose suivante: si on y regarde de plus près, le scénario de Terminator, premier du nom, ne tient absolument pas la route: John Connor envoie dans le passé un type qui deviendra son père. Impossibilité ontologique.
 
Franchement, dans un autre moment, j'aurais envoyé valdinguer la remarque dans les tréfonds de mon oubli le plus méprisant, comme toutes les autres remarques des armées de "vraisemblants" (comme disait Hitchcock) qui peuplent la cinéphilie (ou -phagie). Sauf que là, cette impossibilité recèle quelque-chose d'un peu plus intéressant, à mon goût: moteur invisible de l'histoire, Connor devient du coup un être qui n'existe pas, le deus ex-machina de l'histoire, celui qui en quelque sorte tranforme l'héroïne en guerrière cameronnienne: le metteur en scène fantasmatique du film. Le créateur de l'histoire se faisant engendrer par ses propres personnages et, forcément, mis hors-jeu.
 
Pas étonnant, du coup, que Terminator 2 soit une toute autre histoire.

09:41 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

amour hap3f

Écrit par : samir saidi | 07/01/2008

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