24/07/2004

Pour l'amour du jeu

Bien sûr, la plupart des critiques à l'encontre de Virtua Tennis 2 sont justifiées: typiquement arcade, il ne rend pas compte de la réalité du tennis comme sport, il privilégie la puissance au placement, les balles restent miraculeusement presque toutes dans le terrain.
 
Mais c'est bien parce que le jeu prend le tennis du point de vue de spectateur, et même de spectateur télévisé (comme la plupart des jeux de sport, certes). C'est le tennis dans toute son abstraction, le terrain comme espace mental que cherche à rendre le jeu. Le tennis comme sport temporel, sport de timing, où tout mouvement à contretemps est impitoyablement pénalisé: c'est ça Virtua Tennis 2.
 
Pourtant, la plus grande réussite du jeu, c'est de ne pas confondre persévérance et entêtement, comme c'est trop souvent le cas. Ici, pas d'injustice (ce sont aussi les règles, indiscutables ou presque, du tennis qui veulent ça). L'échec, on ne le doit qu'à soi, à son manque d'entraînement, à son manque de vision du jeu, impossible d'imputer une faute à l'ordinateur. Inversément, on peut avoir créé une bête de puissance, capable de prendre qui que ce soit de vitesse, on peut encore perdre lamentablement faute d'attention et de construction du jeu.
 
Il n'y a vraiment pas de secret: un jeu ne reste pas plus de deux ans viscéralement vissé à une console sans raison.

19:53 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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