07/07/2004

Attention, ce post ne contient pas de politique!

Le voilà donc, ce film qui fait plus parler les éditorialistes politiques que les critiques de cinéma. C'est que, de film, Fahrenheit 9/11 n'en est pas vraiment un, loin de là même. Pataud, brouillon, scolaire, voire même par moments franchement malhonnête (c'est un tract de propagande après tout), le film ressemble plus à une poussive dissertation de fin de 6e qu'à ce grand moment de cinéma qui a convaincu le jury de Tarantino de lui donner la Palme d'Or. C'est que Moore ne filme pas, il capte. Rien ne se passant jamais devant sa caméra, c'est la voix off qui doit prendre le relais.
 
Et comme Moore n'a pas d'image, alors il monte. Sauf que son montage est à peine digne d'une séquence de prime de "La Ferme Célébrités", avec sa B.O. bêtement illustrative et ses contrepoints comiques téléphonés (toujours le même principe: Moore affirme quelque chose en off et extrait 3 secondes d'archives pour faire confirmer ses dires par ses opposants).
 
En fait, c'est en voyant les rares séquences où Moore apparaît à l'écran qu'on commence un peu à comprendre ce qui ne va pas: quel que soit son interlocuteur, Moore est aussi fadasse et déférent qu'il peut être virulent dans ses voix off et dans ses interviews aux journalistes. Un peu couille-molle le Michaël en somme.
 
Il faudra bien qu'il comprenne un jour que s'il veut vraiment faire du cinéma documentaire (ce dont je doute) c'est au moment du tournage qu'il faut être un peu salaud - histoire d'avoir quelque-chose à filmer - plutôt qu'au montage.

10:22 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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