26/04/2004

Pirates des Caraïbes

Jusque dans ses occurences les plus banales - quoi qu'on ait connu faiseur moins abile que Gore Verbinski et producteur moins prolixe, à défaut d'être avisé, que Bruckheimer - le cinéma américain n'en finit pas de mythologiser à plein tube.
 
Même dans cette adaptation d'une attraction de parc à thème pataude (il faut voir Johnny Depp adopter jusqu'à la gestuelle des poupées de l'attraction) et un rien grandiloquente, on peut assez facilement voir un côté épique, le récit voilé d'une fondation.
 
Ces pirates sans histoire (aucun d'eux n'a d'existence au delà de 3 ans, sans parler de la moindre notion d'avenir), maudits d'avoir tenté de s'emparer d'une culture ancestrale, dont la rédemption ne viendra que d'un retour au corps; cette société par défaut, à la multiracialité en apparence apaisée, dont le "Code" flou s'oppose à la rigidité de la Loi anglaise. Ce peuple, a-moral, plutôt qu'immoral, au territoire mouvant, qui n'a que son pragmatisme terre-à-terre comme particularité, ressemble tout de même fort à l'Amérique telle qu'elle doit se voir.

20:49 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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