01/11/2003

Geluck vs Courbet: match nul, victoire à l'arbitre (des élégances)

Encore une soirée d'auto-célébration télévisuelle. Sauf que cette fois, deux écoles s'affrontaient. D'un côté une soirée "placée sous le signe de la nostalgie, de la bonne humeur et de l'impertinence" - à mon avis, le copywriter de la RTBF fête lui aussi ses 50 ans de carrière -, de l'autre Courbet fait dans le sous-Arthur, c'est dire si ça ne volait pas haut. Un match serré s'annonçait, c'était sûr.
 
1e manche: 20h40.
Geluck (caution bonne humeur et impertinence) et Mercier (caution nostalgie et bonne humeur) s'extasient devant les génériques du Jardin Extraordinaire, le tout devant un parterre officiel (jeune garde ertebéenne au premier rang, présentatrices blondes bien au milieu, le Prince Laurent au centre de la salle, un peu suréclairé - la mise en scène est aussi dans la salle).
En face, Courbet se gausse grassement d'une jeune fille qui avait répondu Hans Passmoilbauer à l'une de ses questions footbalistiques. 0-0.
 
2e manche: 20h50.
Un événement sur la RTBF, on a retrouvé Malvira! Depuis tant d'années, le couple Geluck-Malvira est enfin reformé.
Sur TF1, séquence vue 10.000 fois (comme toutes les autres) de Maïté tentant de tuer une anguille: Courbet feint piteusement les larmes de rire "Arthur-style". Marquoir toujours vide.
 
3e manche: 21h00
Geluck pousse la chansonette sur le générique de l'émission de ses premières gloires: Lolipop. Il y a quelque chose de bizarre à voir la distance entre ce type à la quarantaine bien sonnée, devenu le parangon de la bonhommie citoyenne bienpensante (expo à Paris, acolyte de Drucker), intellectuel moderne, c'est à dire présentable et ne faisant pas de vagues, et le jeune gars ébouriffé présentant sans doute l'une des émissions (pour enfants) les plus rock-n-roll de la RTBF télé. La tristesse m'étreint.
En face, après avoir vu Prevost mitraillant ses calembours avec le maire de Moncucq, Courbet fait la promo de Michel Leeb dont on voit un florilège des sketches les plus racistes. La colère m'assaille.
 
4e manche: 21h10
J'abandonne: je dois avouer ma faiblesse et me rabattre sur un vrai trip nostalgie: la rediffusion sur la 2 de Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Retour à une époque où la télévision était en plein ludisme et n'avait pas encore cédé au professionalisme froid et son cortège d'impertinence.

18:10 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

De Charybde en Scylla...
Belle étude comparative cher Max.
Cela dit, comme tu l'annonais dans le titre, la personnalité (?) des protagonistes ne pouvait conduire qu'à un match nul. Vraiment nul.

A bientôt +

b.

Écrit par : Bergman | 02/11/2003

Oups Amusante coquille : il fallait lire "l'annonçais" et non "l'annonais" dans le post précédent...
Mille sorry.
Mais l'effet involontaire est amusant.

b.

Écrit par : Bergman | 02/11/2003

... Je ne prétends pas toujours être de bonne fois, certes :-D
Il y a en chaque zappeur une impénitente veulerie secrètement tapie...

Écrit par : max-renn | 04/11/2003

. Et encore, le "secrètement" est clairement de trop

Écrit par : max-renn | 04/11/2003

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