06/10/2003

Dogville

En dehors du fait que je n'y vois pas beaucoup plus qu'une froide et vaine agitation de concepts (les concepts se suffisent à eux mêmes et ont à mon sens peu à voir avec les films), et que le style de Von Trier m'a pour le moins toujours laissé de marbre - la seule fois où ça vivait un peu, c'était dans "The Kingdom" où il affrontait ses propres peurs et du même coup nous les transmettait -, le fait de créer des personnages dans le seul but de les haïr est une des choses qui m'agace le plus au cinéma.
 
Sans parler de la métaphore catholique qui plane sur le film et surtout sur sa fin. Métaphore qui frise l'intégrisme à mon avis.
 
Un film qui suinte la haine et le ressentiment, qui ne fait que confirmer la suspicion que j'avais depuis quelques temps: de phobique, Von Trier est devenu haineux. Qu'il soit considéré comme l'un des grands auteurs du moment me laisse de plus en plus sur le fondement.

00:53 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Lars et la manière...
Je n'ai pas (encore) vu Dogville, mais j'aime plutôt bien ce que je connais de Lars Von Trier dont, comme toi, sa série Kingdom. Je n'ai pas d'opinion globale et définitive sur l'ensemble de son travail (oeuvre ?),mais je me rappelle aussi avoir été ébranlé par l'émotion vraie qui suintait par hectolitres de "Breaking the waves"...

b.

Écrit par : Bergman | 07/10/2003

Excellent! Le jeu de mot...
En tous les cas, je te conseille de voir Dogville à ce moment là, même s'il y est beaucoup plus cérébral, mais c'est encore un film sur la bonté et la rédemption. Sujets sur lesquels je dois définitivement faire un blocage. Ou plutôt les personnages de ces deux films sont tellement bons, ou tellement amoureux qu'on finit par voir les coutures de théories dont ils sont cousus.

Écrit par : max_renn | 07/10/2003

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