03/10/2003

Ca me chiffone...

Comme je le disais là: http://max-renn.skynetblogs.be/?date=20030915&number=..., le
 fait divers qui se fait s'arracher la gueule dans tous les bureaux du coin, ça me branchait pas plus que ça. Mais vu que ça devient de plus en plus une affaire avec des vrais morceaux de mauvaise foi médiatique dedans, ça devient passionnant quand même.
 
Dernier épisode en date: dans la famille "Je m'indigne quand ça m'arrange", je voudrais la mère. Sans préjuger de la douleur de la mère Trintignant, il faut quand même un sacré culot pour, en deux mois de temps, passer de l'insulte aux journalistes qui filment le transport du corps de sa fille ("Vous êtes des chiens", sur le moment bien sûr, on ne peut que penser comme elle) à l'écriture d'un bouquin avec lequel, elle l'avoue, elle veut influencer la justice. Avec interview à Elle et Paris Match en sus (le premier pour services rendus, le deuxième pour la couverture médiatique: pour plus d'infos, voir ici: http://www.liberation.fr/page.php?Article=146053).
 
Forcément, on s'interroge (moi en tout cas): alors quoi, on se sert du média qui nous arrange le plus (le livre, au moins, on ne peut pas réfuter ses arguments sur le moment-même; et des médias dont on connaît le penchant lèche-bottes), mais on crache à la gueule de tout ce qu'on ne maîtrise pas? Trop facile, ma petite dame. Et l'argument de la douleur se trouve du coup sur la touche: une douleur peut se soulager en parlant ou en écrivant, c'est vrai, pas en diffusant ni en publiant cette parole.
 
Pire, elle joue le jeu d'un poujadisme larvé: avec ce livre, ce n'est pas la justice qu'elle veut, c'est sa justice. Elle se sert de la force médiatique de son malheur pour essayer de se faire justice elle-même, ce qui est bien pire que ce pauvre filmage qui l'a tant indignée. Et toutes celles qu'elle prétend défendre, les victimes de violence conjugale, doivent avoir très peur de voir que la justice pourrait être différente si seulement on a le pouvoir médiatique.
 
Nadine Trintignant est entrée dans le jeu médiatique et avec son bouquin, elle n'a plus aucune excuse pour recevoir la critique, cette fois. Et, sans même savoir si le livre est bon ou pas (ça n'a rien à avoir dans l'affaire), elle a déjà perdu le capital sympathie que sa souffrance lui donnait.

20:31 Écrit par max_renn | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

... Entièrement d'accord...

Écrit par : sioran | 05/10/2003

Oui mais Sincérement, je pense que Machine Trintignant, en plus de nous prendre pour des imbéciles, n'est vraiment pas maline non plus.
Franchement, "on va finir le film en hommage à Marie", on se moque de QUI ?
Mais de personne, elle est *persuadée* de ça, l'imbécile.
Je voudrais juste pointer un truc : Machine trintignat est la femme de machin.
Qu'on me la raconte pas.
Ses films sont NULS, mais d'une FORCE, c'est littéralement incroyable.

Elle tourne en LITHUANIE en pleine greve des intermittents, mais MERDE ! avec la thune de France2, le degré "2" de la création... Avec sa mafia... Ya que moi pour trouver ça indécent de minablisme ?

Bon, en fait je m'en fout de tout ça, mais j'aime pas être A CE POINT pris pour un con.

pX

Écrit par : Phil | 08/10/2003

hihi énervé, le Phil :-)

Écrit par : Max-Renn | 09/10/2003

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